L'église Notre-Dame de l'Assomption, ancienne dépendance de l'abbaye de La Chaise-Dieu, en Auvergne, est composée d'une nef unique, d'un transept saillant avec absidioles orientées et d'un profond chœur. Ce chœur allongé présente extérieurement un décor architecturé soigné qui rappelle les églises de Rioux ou Rétaud, également en Charente-Maritime.

Rythmé verticalement par les contreforts-colonnes, le chevet est divisé horizontalement en trois registres : le premier niveau est orné de grande arcades en plein cintre, le registre intermédiaire est ajouré de cinq baies en plein cintre et la partie haute des murs est animée par une arcature aveugle. La sculpture est très sobrement distribuée autour des baies (décor géométrique) et sur les chapiteaux des contreforts-colonnes. La rareté du décor sculpté différencie l'église de Geay de celles de Rioux ou Rétaud, où la sculpture est abondante.

La façade est également très austère. Scandée par quatre contreforts plats, elle est animée par un sobre portail que surmonte une petite baie en plein cintre. La façade est vraisemblablement de la partie la plus ancienne de l'église.

Intérieurement, le regard est attiré par les aménagements de la croisée du transept, où se rejoignent la nef, les bras du transept et le chœur. La nef est plus large que les autres parties de l'église. Afin de construire une coupole de plan carré sur la croisée du transept, deux piliers ont été érigés pour réduire la largeur de la nef. Par ailleurs, les arcs reliant les piliers de la croisée étant plus bas que les voûtes des autres parties de l'église, des murs ont été élevés au-dessus des arcs afin de porter la coupole. Ils ont été garnis, sous la coupole, d'une arcature aveugle. Hormis cette arcature, l'ornementation intérieure de l'église est très sobre. Elle se concentre sur les chapiteaux sculptés du chœur, où sont représentés des feuillages, des motifs de vannerie et quelques monstres, et sur les chapiteaux de la nef (feuillages stylisés et décor géométrique à peine esquissé).

Photographies : © Région Poitou-Charentes, inventaire général du patrimoine culturel, C. Rome, 2012.