Construite au milieu du 12e siècle (1150-1160), la chapelle de la commanderie des Templiers conserve des peintures murales, qui illustrent notamment une rare scène de bataille liée aux croisades.

De petites dimensions, la chapelle est composée d'une nef unique et d'un chevet plat ; elle est couverte d'une voûte en berceau brisé. Les trois baies et l'oculus du mur est, l'étroite fenêtre qui surmonte la porte occidentale diffusent la lumière.

Les peintures murales, réalisées vers 1170-1180, recouvrent le mur nord de la nef, le mur est du chevet et le revers de la façade, à l'ouest. Elles ont été restaurées dans les années 1950 ; les peintures du mur nord ont été déposées puis reposées sur des panneaux en contre-plaqué.

Les murs est et ouest sont illustrés par des sujets religieux. Sur le mur est, de part et d'autre des trois baies, sont représentés saint Michel pesant les âmes et un évêque bénissant. Sur le mur ouest, saint Georges combattant le dragon est figuré à gauche de la baie. À droite, un cavalier couronné foule le corps d'un homme ; devant eux se tient une femme couronnée. Cette scène pourrait représenter l'empereur romain Constantin (qui se convertit au christianisme au début du 4e siècle), l'homme couché incarnant le paganisme et la femme l'Église. Dans l'embrasure de la baie, à droite, un bateau est dessiné.

Le cycle peint du mur nord évoque une bataille liée aux croisades, qui oppose les chevaliers francs, reconnaissables à la croix portée sur un vêtement ou un bouclier, aux troupes sarrasines identifiées par un bouclier rond. Ce sujet prend sa place dans cette chapelle édifiée par les Templiers, ordre créé pour la défense des États latins d'Orient et des pèlerins.

Photographies : © Région Poitou-Charentes, inventaire général du patrimoine culturel, C. Pon, 2002 (1) ; C. Rome, 2011 (2 à 6)